De ma maison surplombant la plaine, j’aperçois le petit camion blanc garé sur le chemin proche de la nationale. Dans ce véhicule travaille une black, la trentaine d’années, dont le sourire découvre une canine proéminente et pointue, pouvant rendre par ce fait périlleuses pour les clients certaines de ses prestations. Flanqué de mon chien Titus, mes promenades m’amènent parfois non loin de sa « boutique ». Jamais elle ne m’importuna, un signe de main ou de tête étant nos seuls rapports. Pourtant, un jour, « la fille de joie » ouvrit son carreau et m’interpella. Après quelques banalités, elle m’interrogea sur le but de …
La Commerçante
